Ce que l’article 165 du RGP dit (et ne dit pas)
L’article 165 du Règlement général de police de Charleroi impose que les cheminées soient « entretenues et maintenues constamment en bon état de fonctionnement », sans jamais employer le mot ramonage. Pourtant, le ramonage cheminée Charleroi reste une pratique essentielle pour assurer la sécurité et le bon fonctionnement des installations, même si le règlement ne le mentionne pas explicitement.
Le texte exact : « Tout occupant d’une habitation ou d’une partie d’habitation est tenu de veiller à ce que les cheminées et les tuyaux conducteurs de fumée qu’il utilise soient entretenus et maintenus constamment en bon état de fonctionnement » (RGP de Charleroi, art. 165, Conseil communal du 24 juin 2024).
La commune ne fixe donc aucune fréquence de ramonage, ni sanction propre. Trois choses restent bien distinctes : le règlement de police, votre assurance et votre bail. Le premier ne dit rien de précis sur la fréquence ; ce sont les deux autres qui pèsent vraiment.
D’où vient alors l’obligation réelle ?
L’obligation concrète de faire ramoner à Charleroi découle de votre assurance et, pour un locataire, de la liste des réparations locatives - pas du RGP.
Deux mécanismes se cumulent :
- L’assurance incendie. Votre assureur peut demander une attestation de ramonage selon vos conditions particulières. Selon Assuralia, la plupart des polices n’excluent pas l’indemnisation pour défaut d’entretien, mais le vrai risque documenté est la résiliation du contrat après un sinistre. Lisez vos conditions générales.
- Le bail. Si vous êtes locataire, l’annexe 7 de l’AGW du 28 juin 2018 impose, pour un foyer à feu ouvert, de « faire ramoner annuellement la cheminée » et d’en fournir la preuve au bailleur. Le propriétaire reste responsable des conduits eux-mêmes.
La fréquence recommandée pour les appareils au bois, aux pellets ou au mazout est d’un passage par an. C’est une bonne pratique, pas une obligation régionale wallonne : il n’existe aucune contrainte réglementaire à réaliser un ramonage régulier en Wallonie (réponse du Ministre Philippe Henry, Parlement de Wallonie, 11/01/2022).
Le bâti carolorégien : pourquoi les conduits anciens posent un défi concret
Le parc immobilier de Charleroi est parmi les plus anciens de Wallonie : 61,7 % des bâtiments datent d’avant 1945, dont 36,8 % d’avant 1900 (ODWB/WalStat 244000).
Autre particularité : 65 % des logements carolorégiens sont mitoyens, contre 47,6 % en moyenne wallonne, tandis que les maisons quatre façades ne pèsent que 6,7 % (ODWB/WalStat 244100). Dans ce type de bâti en rangée, les conduits sont souvent maçonnés et adossés au pignon - et beaucoup n’ont jamais été tubés.
Ces conduits accumulent le bistre - ce dépôt de goudron durci - plus vite qu’une installation récente. Un simple passage du hérisson ne suffit alors pas toujours. Dans les quartiers anciens de Marchienne-au-Pont, Couillet ou Montignies-sur-Sambre, un débistrage (retrait mécanique ou chimique du bistre) peut précéder un tubage.
Le bon réflexe : signalez l’âge du conduit et le type d’appareil dès la prise de contact, pour que le professionnel prépare le matériel adapté et vous évite un second passage.
Ramonage cheminée à Charleroi : les prix du marché en 2026
Les fourchettes ci-dessous sont des repères indicatifs du marché carolorégien en 2026, pas des tarifs fixés. Ce site, lui, ne facture rien.
- Cheminée ou feu ouvert (bois ou mazout) : 60 à 120 € par conduit
- Cheminée au gaz : 40 à 80 €
- Poêle à bois ou insert : 60 à 120 € par appareil
- Poêle à pellets (entretien complet) : 180 à 250 €
- Débistrage (conduit fortement encrassé) : 150 à 450 €
Trois facteurs font varier la note : la hauteur du conduit, l’accessibilité du toit et un éventuel débistrage. La TVA est à 6 % si le logement a dix ans ou plus - ce qui concerne la grande majorité du bâti carolorégien.
Sections de Charleroi et communes voisines
Un ramoneur Charleroi peut intervenir dans les 15 sections nées de la fusion de 1977.
Ces sections couvrent notamment Charleroi (6000), Marcinelle (6001), Couillet (6010), Dampremy (6020), Marchienne-au-Pont (6030), Jumet (6040), Gosselies (6041), Gilly (6060) et Montignies-sur-Sambre (6061). Le relief varie de 96 mètres dans la vallée de la Sambre à plus de 220 mètres au Bois du Prince à Marcinelle, mais cela ne change rien au cadre : l’obligation liée à l’assurance et au bail s’applique de façon identique dans chaque section.
Questions fréquentes à Charleroi
Le RGP de Charleroi impose-t-il un ramonage annuel ?
Non. L'article 165 exige que les conduits soient « entretenus et maintenus en bon état de fonctionnement », mais le mot ramonage n'y figure pas. L'obligation concrète vient de votre assurance incendie et, le cas échéant, de votre bail.
À quelle fréquence faire ramoner à Charleroi ?
Le standard recommandé en Wallonie est un passage par an pour les appareils au bois, aux pellets ou au mazout. Aucune obligation régionale wallonne ne l'impose ; vérifiez vos conditions générales d'assurance, qui peuvent fixer une fréquence.
Mon conduit n'a jamais été tubé, est-ce un problème ?
Un conduit non tubé peut être ramoné. Dans les maisons anciennes de Marchienne-au-Pont ou de Gilly, le bistre s'accumule plus vite sur les parois maçonnées. Signalez l'âge du conduit à la prise de contact.
Qui reçoit l'attestation à Charleroi, moi ou mon assureur ?
Le professionnel vous remet une attestation à l'issue de l'intervention. C'est ce document que votre assureur pourra vous demander en cas de sinistre lié au conduit ; conservez-le avec vos papiers d'assurance.
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